quarta-feira, 13 de setembro de 2017

Aynur Doğan: Pervane



Pervane
- Espiral

Pervaneyim pervane 
- Espiralo a espiral
Ahuzar oldum ateşe 
- Fogo antigo de Ahouzar [أحوزار, Egito]
Perim deydim tenine 
- Chamas em sua pele
Yandım kavruldum 
- Queimada e assada


Account of Dr. Hasselquist's "Travels in Egypt", in The Gentleman's Magazine, London, 1766.
Assim continua: "which contain the preserved bodies called mummies. These burying places, or caves (...)"








Döndüm, döndüm
Nice döndüm 
Ahuzar oldum da döndüm 
Aramam derman derdine 
Görünmez yüküm gözünde 

Perim degince tenine 
Oynar yüregim içinde 
Oynar diregim içinde 

Pervaneyim pervane 
Gözlerim hep tanyerinde 
Kızıla dönsün artık küreyi alem 
Kızıla dönsün karanlık gece 
Yansın yans›n da kavrulsun 
Çıranın içine dönsün 

Aramam derman derdine 
Görünmez yüküm gözünde 
Perim de¤ince tenine 
Oynar yüregim içinde 
Oynar diregim içinde

Söz: Mikail Aslan
Müzik: Mikail Aslan 
Albüm: Rüzgar Ve Zaman (Va U Waxt)

Rumi: Só Respiração



Só Respiração

Nem cristão nem judeu ou muçulmano, nem hindu,
budista, sufi ou zen. De nenhuma religião
ou sistema cultural. Não sou do Oriente
nem do Ocidente. Não sou do fundo do oceano nem da superfície
da terra. Nem natural ou etéreo.
Absolutamente não composto de elementos. Eu não existo,
não sou uma entidade, neste mundo ou no próximo.
Não descendo de Adão e Eva nem de qualquer
história da criação do mundo. O meu lugar é sem-lugar, um vestígio
do sem-vestígio. Nem corpo nem alma.
Pertenço ao Bem-Amado. Vi os dois
mundos como um. E essa unidade ser chamada (e eu sei) como -
em primeiro primeiro, por último, por fora, por dentro - tão só o
ser humano respirando a respiração. 

Rumi, poeta persa, séc. XIII

terça-feira, 12 de setembro de 2017

Qui sont les Alévis, selon Kendal Manis



Qui sont les alévis

L’origine de l’alévisme remonte à l’ère pré-islamique, notamment au Zoroastrisme, l’ancienne religion des iraniens et des kurdes. Héritage de cette religion, l’alévisme constitue une croyance à caractère non-sexiste : ils estiment la femme comme l’égale de l’homme (en effet chaque être vivant est considéré comme un Can, c’est à dire une « âme »). Cette croyance se caractérise par une grande tolérance : selon les dires d’Hadji Bektach-i Veli, figure de proue de l’alévisme, il faut « considérer les 72 peuples d’un même oeil », c’est à dire sans discrimination ethnique ou religieuse. Marqué par une philosophie de vie humaniste avec comme devise : « sois maître de ta main, de ta langue et de tes reins »), paroles d’Hadj-i Bektash-i Veli qui reprend la devise zoroastrienne : « bonne pensée, bonne parole, bonne action ».

Les alévis n’accordent pas la même signification que les religions monothéistes à la divinité. Dieu est à l’intérieur de chaque Can (djan), et la vie doit être animée par la quête de la perfection, c’est à dire de la divinité. Ainsi, l’objectif de l’alevi durant sa vie est de parvenir au statut d’Insan-i Kâmil, c’est à dire un être humain éduqué, possédant une grande culture générale, remplie de sagesse et de vertus. Bref, devenir le reflet même de Dieu. En effet selon la philosophie alévie, « l’humain est un Dieu imparfait, et Dieu un humain parfait ». Les alévis ne croient pas en un au delà (« le paradis et l’enfer sont sur terre »). Ils croient en la réincarnation, ils accordent une valeur divine à la nature (des arbres ou rochers sont consacrés en lieux de pèlerinage) et ils n’ont pas d’interdiction de boire de l’alcool. Ainsi, ils sont considérés comme des « mécréants » par la plupart des musulmans et les plus radicaux d’entre eux pensent que « tuer sept alévis c’est s’assurer une place au paradis ».

Se référant à l’islam chiite, les alévis suivent un jeûne de 12 jours pour les 12 fils d’Ali assassinés et c’est sur une véritable culture de l’opprimé qui se personnalise dans la figure de l’Imam Hüseyin, tué assoiffé à Kerbela par l’armée de Yazid, que se fonde l’économie psychique des alévis. La défense de l'opprimé contre l'oppresseur est ainsi au coeur de leur croyance.

Ne récitant pas la profession de foi, ne priant pas 5 fois par jour, ne suivant pas le jeûne du ramadan, ne priant pas dans les mosquées et n’effectuant pas de pèlerinage à la Mecque, les alévis ne suivent aucun des piliers de l’Islam : ils ne sont donc pas musulmans. Pourtant, la majorité des alévis et surtout les individus illettrées considèrent leur croyance comme constituant une branche de l’Islam.

Aujourd’hui, il y en a même des alévis affirmant être « les authentiques musulmans » alors que ni sunnites ni chiites ne les considèrent comme tels.

Cela est en grande partie dû à l’assimilation forcée des alévis à l’Islam mais aussi à l’auto-assimilation qui a pour causes le manque de connaissance, la pollution des informations historiques, ainsi que la peur de nouvelles persécutions. Les alévis ont pratiqué pendant longtemps la Taqiyya, qui signifie « cacher sa foi » en arabe. Ils ont ainsi pu préserver leur foi millénaire non-islamique camouflés sous certain symboles de l’Islam. L’influence de l’islam shiite sur les alévis est probablement dû à des raisons politiques : la répression contre les non-musulmans et les non sunnites dans l’Empire Ottoman a pu rapprocher les alévis et les musulmans shiites. Ainsi, la solidarité entre opprimés est peut-être le motif d’adoption des symboles shiites par les alévis.

Autre valeur promue par la philosophie alévie, la justice sociale, qui fait partie d’un idéal qui se manifeste dans la croyance au Riza Kenti, une ville imaginée où les êtres humains sont socialement égaux et en symbiose avec la nature. Par ailleurs, Şekh Bedreddin, un rebelle alévi se soulevant contre l’Empire Ottoman, avait affirmé :

« La lune et le soleil sont la lumière de tout le monde,
L’air est l’air de tout le monde
L’eau est l’eau de tout le monde,
Pourquoi le pain n’est il pas le pain de tout le monde ? ».

C’est pourquoi certains considèrent que « les alévis sont les premiers communistes de l’Histoire ». Cette allégation est renforcée par les nombreuses rébellions populaires alévies contre la pauvreté, notamment contre les taxes et impôts qui les asphyxiaient, mais aussi contre la répression culturelle, militaire et les levées d’armées de l’Empire ottoman. L’alévisme servait de programme idéologique et politique à ces révoltes. Dans les conditions de cette époque, la religion était le moyen de faire de la politique, c’est pourquoi presque tous les mouvements sociaux ont créé un courant religieux ou ont adapté une religion déjà existante par rapport à leurs intérêts politiques.



Kendal Manis.

sexta-feira, 1 de setembro de 2017

Erdoğan Emir: Ez Merdo




key khe laz mo u pi nas nikerd, wereza xal nas nikerd, talıb pir ho sas kerd hey wax!
ez merdo, ez merdo ez merdo, ez merdo ez merdo ni derdu ver vılem bi çewt (heli)? ver hêstir rezay na qesa ser ez merdo sıma ver, ez merdo na derdu ver nêre! vaze nıka mare sebiyo? kam mando kam şiyo kam pero na dinara? thılısıme ni kowu keyi remma mıleketê ni kowu keyi remma nêre! vaze nıka mare sebiyo? kam mando kam şiyo kam pero na dinara? thılısıme ni kowu keyi remma mıleketê ni kowu keyi remma roz ma ser key bi tari? çıla key şiye dewn ra? ther u thür key onciya hey wax! ez merdo, ez merdo ez merdo, ez merdo ez merdo ni derdu ver vılem bi çewt (heli)? ver hêstir rezay na qesa ser ez merdo sıma ver, ez merdo na derdu ver nêre! vaze nıka mare sebiyo? kam mando kam şiyo kam pero na dinara? thılısıme ni kowu keyi remma? mıleketê ni kowu keyi remma? nêre! vaze nıka mare sebiyo? kam mando kam şiyo kam pero na dinara? thılısıme ni kowu keyi remma? mıleketê ni herdê keyi remma? nêre! vaze nıka mare sebiyo? kam mando kam şiyo kam pero na dinara? thılısıme ni kowu keyi remma? mıleketê ni kowu keyi remma?